Un
peu d'histoire
En
décembre 2001, les fouilles archéologiques menées
dans le quartier de l'Entrée de Maisons, à l'emplacement
de la nouvelle Résidence Hôtelière, ont permis
de mettre au jour des débris de poteries gallo-romaines datant
des IIe et IIIe siècles : cette découverte atteste
pour la première fois des origines gallo-romaines de «
Mansionis ».
A
l'époque de Charlemagne, Maisons-Laffitte n'était
qu'un village, assez important cependant pour avoir une église.
On l'appelait tout simplement Maisons, qui devint plus tard Maisons-sur-Seine.
L'abbaye parisienne de Saint-Germain-des-Prés avait reçu
des rois la vallée de la Seine. Les moines la mirent en valeur
et Maisons devint le centre d'une vaste exploitation agricole. Lorsque
les Capétiens s'approprièrent les biens de l'abbaye,
ils y installèrent des chevaliers fidèles pour protéger
le domaine royal.
Vers
1050, Maisons devint une seigneurie confiée à la puissante
famille des Poissy.
Vers
le XIIe siècle, les seigneurs firent construire une église
de pierre dont il ne reste que le clocher roman ; l'Ancienne Eglise,
qu'il domine, a dû être reconstruite vers le XVe siècle,
après les ravages de la guerre de Cent ans. Elle est restée
l'église paroissiale jusqu'en 1872.
Les
Poissy restèrent seigneurs de Maisons jusqu'au XVe siècle.
Deux surs se partagèrent la seigneurie. Son unité
fut refaite en 1602 par les achats successifs d'une famille de parlementaires
parisiens, les Longueil, dont les armes sont devenues celles de
la commune.
Le
grand homme de la famille fut René de Longueil, surintendant
des Finances en 1650. La fortune de sa femme, héritière
de plusieurs grands financiers parisiens, lui permit de s'adresser
au célèbre François Mansart pour se donner
un château à la mesure de ses ambitions.
De
1634 à 1646, Mansart construisit l'un des chefs d'uvres
de l'architecture française du 17e siècle. René
de Longueil le dota d'un "parc" de 400 hectares environ,
dont Louis XIV autorisa la clôture en 1658. Le tracé
des allées s'est poursuivi peu à peu jusqu'en 1740.
C'est plus tard encore que fut achevé le boisement des parcelles.
En
1777, le Marquis de Soyécourt, héritier des Longueil,
vendit Maisons à un frère de Louis XVI , le Comte
d'Artois. Celui-ci y installa, mais seulement de novembre à
mars, pour la nourriture et pour l'entraînement, son "écurie
anglaise", une trentaine de bêtes, qu'il dispersa dès
1784.
La
Révolution française confisqua Maisons. Ce bien national
fut acheté d'abord par Lanchère, fournisseur des armées,
puis par le Maréchal Lannes, enfin, en 1818, par le banquier
Jacques Laffitte. Celui-ci fut le véritable initiateur de
la vocation hippique de Maisons. Il rêvait d'en faire un centre
d'entraînement comparable à Newmarket. Il organisa
les premières courses sur les prairies des bords de seine
qui devinrent le champ de courses d'aujourd'hui.
En
1833, Laffitte décida de vendre le Grand Parc du Château
. Il le lotit pour en faire " une colonie, une ville composée
de maisons de campagne ". Les principaux acquéreurs
furent des Parisiens fortunés, venus des affaires ou du spectacle.
Il y eut, bien sûr, des acquéreurs plus modestes. L'opération
réussit si bien que, en moins de dix ans, on prit l'habitude
de dire Maisons-Laffitte au lieu de Maisons-sur-Seine, coutume officialisée
en 1882.
A
partir de 1843, l' urbanisation du Parc a été favorisée
par l'ouverture à Maisons d'une gare sur la ligne Paris-Rouen.
La gare devient le point d'ancrage d'une population nouvelle travaillant
le plus souvent à Paris. Tout un quartier se créa
autour de la gare sous le Second Empire. Relié au Parc par
l'avenue Longueil et au vieux village par la rue Masson et celle
du Prieuré, doté d'une nouvelle église (1872)
et d'une nouvelle mairie (1891), ce quartier est devenu le cur
de la commune. Parallèlement l'inauguration du champ de courses
en 1878 stimula les activités hippiques.
Au
XXe siècle, l'urbanisation s'est prolongée vers l'ouest
et vers le sud, recouvrant peu à peu l'ancien terroir agricole
dont il ne reste rien. Puis la population s'enfla grâce au
morcellement des domaines privés et la construction de nombreux
immeubles collectifs de 1950 à 1970.
La
population a bondi de 13 074 habitants en 1946 à 24 172 en
1968.
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